J’ai toujours été fasciné par la forêt et ses habitants. Je crois d’ailleurs que mon amour de l’image est né des photographies d’animaux que je voyais dans les livres et magazines. Comment était-ce possible de trouver des animaux sauvages et de réussir à les magnifier, alors que je n’en apercevais jamais lors de mes sorties dans la nature ?
Dès l’obtention de mon premier appareil, j’ai essayé – souvent en vain – de prendre en photo la faune sauvage. Force est de constater que ce domaine photographique est très exigeant techniquement : il faut d’abord une parfaite maitrise de son boitier. Les focales utilisées sont particulièrement longues. Le moindre décalage nous fait perdre notre cible. L’environnement est souvent assez sombre (forêt, aube et crépuscule…), on shoote donc avec des vitesses basses et des iso élevés.
Bien sûr, il faut aussi des connaissances naturalistes, que je n’ai pas. L’animalier est probablement l’une des disciplines photographiques les plus difficiles.
Appréhender ce nouveau domaine, après une dizaine d’années de pratique de la photographie, revient presque à devoir tout réapprendre depuis le début. C’est aussi ça qui me stimule.
Force est de constater, cependant, qu’évoluer seul représentait un défi immense, et j’ai donc décidé de me faire appel à des spécialistes pour découvrir les bases. En novembre 2025, j’ai ainsi passé quatre jours dans des affûts d’une forêt de la Sarthe, en compagnie du photographe Christophe Salin. Les images sont donc mes premiers pas en animalier et la galerie présentée à vocation à s’étoffer au gré de mes futures sorties en nature et d’éventuels prochains stages de formation.